Batteries plomb/antimoine

Batteries plomb/antimoine

Le principe de base de la batterie traditionnelle est une plaque en forme de grille, obtenue par un alliage de plomb et d'antimoine, parfois jusqu'à 12% ou plus. En fait, il s'agit de la même batterie avec les plaques enduites de pâte, telle qu'elle fut inventée par Volckmar et Sellon il y a 120 ans. L'antimoine permet de durcir le plomb, d'améliorer l'adhésion de la masse active et de protéger la batterie contre la corrosion. Des composants additionnels, tels que le sélénium et l'arsenic, sont ajoutés pour améliorer encore ces propriétés.

A la fin de la charge, l'antimoine peut produire un gaz toxique, appelé stibine ou hydride d'antimoine (SbH3). Il a une odeur caractéristique d'œufs pourris. La stibine est thermiquement peu stable : elle se dissout très lentement à température ambiante. Les produits après décomposition sont : hydrogène et antimoine métallique. Ce dernier se dépose sur la plaque négative. Et il en résulte que le dégazage sur la plaque négative est réduit parfois de 200 mV. Ainsi, la batterie produira plus de gaz et consommera plus d'eau. En même temps, le taux d'autodécharge augmente.

Si davantage d'antimoine se dépose sur la plaque négative, davantage de stibine sera produite pendant la charge. Et davantage de stibine signifie : plus de dépôts sur la plaque négative. Et c'est pour cette raison qu'une batterie avec un taux élevé d'antimoine souffrira d'une consommation d'eau plus importante et d'autodécharge en "vieillissant".